Publication in Le Temps : Le fédéralisme anti-fragile aux manipulations politiques

Publication in Le Temps : Le fédéralisme, meilleur antidote contre les manipulations politiques

Publication in Le Temps : Le fédéralisme, meilleur antidote contre les manipulations politiques

 

Une version revue et augmentée de cet article a été publiée dans la Nation N°2078.

Scientia potentia est

« L’information c’est le pouvoir ! » proclamait au XVIIe siècle Thomas Hobbes dans le Léviathan. Le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, l’a bien compris. Il songerait même à porter sa candidature à la Maison Blanche. Son accès privilégié aux données lui offre un avantage conséquent sur ses concurrents. Les réseaux sociaux jouent aujourd’hui un rôle essentiel dans la transmission de l’information et la formation – et désinformation – de l’opinion publique. L’analyse des Big Data (mégadonnées) permet de développer des communications d’influence ciblée. L’internaute se retrouve alors enfermé à son insu dans une bulle de filtres dont le contenu informationnel est personnalisé par des algorithmes sachant calculer ses préférences. Cette chambre d’écho médiatique conforte l’individu dans des idées constamment amplifiées, répétées et validées par ses semblables. Des psychologues spécialisés en neuro-marketing et en programmation neuro-linguistique ont prouvé qu’il est possible d’influencer des comportements au moyen du langage. Dans ce contexte, on comprend la généralisation du storytelling, méthode de communication fondée sur une structure narrative permettant d’augmenter l’attention d’une audience. Couplée à la mise en récit de faits alternatifs, cette technique peut permettre de forger des croyances et de renforcer des préjugés politiques.

Les données remplacent la science augurale

Le but de la propagande a toujours été de persuader un public-cible d’adopter un comportement prédéterminé. De nombreux politiciens cherchent à manipuler l’information pour se créer un avantage compétitif. Les lobbies (groupe d’intérêts) cherchent à promouvoir et défendre des intérêts privés en exerçant des influences sur des institutions détentrices de pouvoir. Les oracles de la Pythie tenaient une place importante dans l’organisation politique grecque. François Mitterrand consultait l’astrologue Élizabeth Teissier. Chez les Romains, l’avis des dieux était demandé par l’augure. La science des données remplace aujourd’hui la science augurale, mais le but poursuivi demeure le même : maintenir et accroître son pouvoir en anticipant l’avenir et en le façonnant grâce à une asymétrie d’information.

Un marketing politique sous stéroïdes…

En apparence, tout semble opposer Trump et Macron. Les présidents partagent pourtant le même narcissisme de winner et une ambition démesurée. Les deux ont fait fortune dans le monde des affaires – principalement grâce à leurs talents de séduction, de négociateurs et d’acteurs – avant de connaître une carrière politique fulgurante. Les deux ambitionnent de diriger leur pays comme une société anonyme. En outre, les deux assument un certain vide idéologique ; ils n’ont pas de programmes précis, préférant adapter leurs discours en fonction des sondages et des buzz. Sans convictions profondes mais très habiles en communication, Trump et Macron sont de parfaits clients pour les sociétés privées de communication stratégique.[1] Ces dernières ont réussi en quelques mois, grâce à un marketing politique sophistiqué, à construire une notoriété mondiale au deux candidats, leur permettant ensuite d’accéder à la fonction suprême.

…au service du « smart power »

Les techniques d’astroturfing enseignées dans les écoles de science politique apprennent à simuler un mouvement citoyen pour donner l’impression d’un comportement spontané ou d’une opinion publique dominante. Les techniques d’agitprop sont enseignées lors de TechCamps organisés par les fondations et ambassades américaines dans les pays que les Etats-Unis souhaitent influencer par des révolutions colorées. En Russie, des web-brigades coordonnées par le Kremlin défendent les intérêts nationaux dans le cyberespace. Le pays a récemment confirmé la création d’une entité spécialisée dans la contre-propagande, le piratage informatique et la diffusion de fausses nouvelles. Inspirée par le chef d’état-major de l’armée russe, Valery Gerasimov, cette doctrine a permis la prise de la Crimée en 2014 sans effusion de sang et à la faveur d’une désinformation massive. La guerre de l’information tend à devenir le centre de gravité des conflits contemporains. Dans ce contexte, une victoire sans combat devient possible comme l’avait déjà théorisé le général et stratège chinois Sun Tzu au VIe siècle av. J.-C.

La face sombre de la numérisation

Les phénomènes révolutionnaires ont toujours une face sombre. La révolution numérique n’échappe pas à cette règle. Le vote électronique – même ultra-sécurisé – laissera toujours planer un doute sur l’issue réelle d’un scrutin. Des fichiers comportant de nombreuses informations privées (religion, origine ethnique, orientation politique, etc.) sur la quasi-totalité des électeurs américains ont été récemment publiés sur Internet. Ces fichiers ont été constitué par une société de communication stratégique pour établir des probabilités que les électeurs soutiennent certaines idées politiques. Ces données permettent ensuite d’exploiter des techniques avancées d’ingénierie sociale, visant à modifier à grande échelle certains comportements de groupes sociaux prédéterminés. Dans cette affaire, il s’agissait d’achever de convaincre des électeurs susceptibles de voter Trump, de capter les électeurs indécis et de démobiliser les électeurs de Clinton.

Le règne de la quantité et du paraître

Ces nouveaux outils font la joie des publicitaires, communicants, spin doctors, et autres spécialistes en relations publiques et communication politique. En préférant l’image au discours et l’émotion à la raison, notre époque offre des conditions particulièrement favorables au déploiement de ces outils. Ce phénomène est encore renforcé par une méfiance croissante – souvent justifiée – envers les médias traditionnels. Un problème inhérent à la démocratie est la légitimation des choix par des critères quantitatifs. Des recherches en psychologie sociale indiquent que des majorités peuvent se former sur des critères pertinents, comme le physique. Ainsi, un candidat de grande taille, aux mâchoires carrées et à la voix de baryton aura plus de chances d’être élu. Ces critères superficiels conditionnent les préférences politiques et tendent à réduire le vote à un acte d’achat. L’argumentation logique (le logos) devient alors tout à fait secondaire : des arguments honnêtes et factuels ne convaincront qu’une infime minorité réellement intéressée par le débat politique.

Petit pays, petits soucis

L’utilisation des données personnelles à des fins politiques se développe aussi dans notre pays. La cinquième conférence nationale sur le fédéralisme[2] se tiendra les 26 et 27 octobre à Montreux. Une bonne occasion pour examiner comment le fédéralisme permet de résister à ces manipulations politiques contemporaines. En réalité, la Suisse offre peu d’emprise aux manipulations informationnelles de l’ère « post-vérité », où les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles. Pour bien fonctionner, la propagande moderne a besoin d’un large bassin d’électeurs socialement et culturellement homogènes. La diversité culturelle et linguistique des Cantons est un obstacle au déploiement de manipulations centralisées. Celles-ci sont plus difficiles à mettre en place dans un système politique décentralisé, permettant une proximité organique entre l’électeur qui connaît (même de loin) le candidat pour lequel il vote.

Le Parlement ? Il y a une application pour ça !

Cette conférence permettra également de « repenser » le fédéralisme à l’heure de la numérisation. Dans ce domaine, les dernières tendances sont à la décentralisation avec des technologies comme la blockchain (chaîne de blocs). Il s’agit d’une base de données distribuée, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. L’Etat de Genève a récemment annoncé l’introduction de cette technologie pour optimiser la gestion de son registre du commerce. Sur le plan conceptuel, la blockchain va au fédéralisme comme un gant bien fait à une belle main. La Suisse n’est aujourd’hui qu’une démocratie semi-directe. A long terme, la blockchain pourrait permettre aux citoyens d’exercer directement le pouvoir, sans l’intermédiaire de représentants qui poursuivent souvent leurs propres intérêts.[3] Cette Landsgemeinde numérique matérialiserait ainsi un récit fondateur de la Confédération : gouverner sans intermédiaire à travers une véritable démocratie directe. Cette perspective archéofuturiste[4] n’est aujourd’hui que de la science-fiction. Elle démontre toutefois que la centralisation n’est probablement pas une idée d’avenir. A l’image du micro-processeur, un Etat peut aujourd’hui se miniaturiser tout en augmentant sa puissance (lois de Moore). Les micro-Etats souverains (Singapour, Monaco, le Vatican, etc.) sont souvent mieux gérés, plus sûres, et plus prospères que les grands Etats centralisateurs.

L’œil était dans la tombe et regardait Caïn

Grand théoricien des systèmes de vote, le Marquis de Condorcet avait déjà pressenti que la démocratie fonctionnait mieux à petite échelle.[5] Une démocratie de proximité permet notamment un plus grand contrôle social. Le parachutage politique est quasiment impossible en Suisse. Pour être élu dans un système politique de milice, un candidat doit être enraciné dans sa région et disposé d’un réseau associatif ou économique. Une fois élu, il demeure confronté à ses électeurs qu’il croise dans la rue en allant siéger. Il faut toujours un œil ; soit il est dans la tombe et regarde Caïn, soit ce regard est exercé par la communauté politique qui rappelle constamment le politicien de milice à sa conscience politique. De surcroît, il est plus difficile de tricher dans de petites circonscriptions électorales. Les fraudes électorales des dernières élections cantonales valaisannes ont été dénoncés rapidement suite à un autocontrôle inhérent aux petites communautés politiques.

Grandes élections, grandes manipulations

L’ingérence de puissances étrangères dans les grandes élections se généralise. Heureusement, notre pays ne pratique que de « petites élections » populaires à l’échelon cantonal et communal. Le pouvoir de notre exécutif fédéral est relativement faible en comparaison internationale. L’élection d’un conseiller fédéral par l’Assemblée fédérale n’est pas un enjeu politique comparable aux élections présidentielles américaines ou françaises. Pour être rentable, la propagande moderne doit être déployée lors de grandes campagnes centralisées. Les grandes élections favorisent donc les grandes manipulations. Le rattachement de Moutier au Canton du Jura représente un enjeu important pour la population locale, mais n’a que peu d’intérêt d’un point de vue mondial. On imagine mal la Russie faire de l’ingérence dans la question jurassienne.

Le système fédéraliste est anti-fragile

La théorie du cygne noir du philosophe et mathématicien Nassim Taleb définit l’anti-fragilité[6] par la capacité non pas à résister à un choc mais à en profiter. Ce qui est résistant supporte les crises et reste identique ; ce qui est anti-fragile s’améliore. Cette qualité est propre à tout ce qui est modifié sur la longue durée, à l’instar de notre système politique. Taleb en conclut que la Suisse est le pays le plus anti-fragile du monde. Notre modèle politique pyramidal – bottom-up – du citoyen vers l’État, en est la raison principale. Le fédéralisme permet de compartimenter le pouvoir – et ses éventuels débordements – dans des « poches étanches ». À l’image d’un navire, ces compartiments permettent d’empêcher la propagation des voies d’eau à l’entier du bâtiment. Cette répartition du pouvoir agit comme un coupe-feu contre les crises systémiques et le romantisme des utopies. Par analogie, on peut affirmer que les manipulations fonctionnent moins bien dans un système décentralisé de milice avec de nombreuses votations et des petites circonscriptions électorales. Le système fédéraliste suisse est anti-fragile à la propagande, car il la rend inopérante. Il est un puissant rempart contre les grandes manipulations politiques et doit donc être renforcé.

Notes

[1] La plus célèbre de ces sociétés est Cambridge Analytica. Elle a élaboré un système de « modèles psychographiques » capable de cibler et d’orienter les votants grâce au Big Data. Financée par le milliardaire Robert Mercer, cette société a joué un rôle clé dans l’élection de Trump et le Brexit. Elle fait actuellement l’objet d’enquêtes visant à déterminer l’ampleur de son influence dans ces deux campagnes.

[2] Les inscriptions sont ouvertes : https://www.federalisme2017.ch/inscriptions.html

[3] Dans le milieu informatique, on parle couramment de démocratie liquide lorsque le pouvoir de vote est confié à un délégué plutôt qu’à un représentant. Ce système vise à faire une synthèse entre la démocratie directe et la démocratie représentative, afin de réduire le problème du principal-agent. Ce problème apparaît lorsque l’action d’un acteur – le principal – dépend de l’action ou de la nature d’un autre acteur – l’agent – sur lequel le principal est imparfaitement informé.

[4] L’archéofuturisme est un courant de pensée qui vise à synthétiser les vertus antiques avec la technoscience.

[5] Dans son Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix paru en 1785, de Condorcet développe un système de vote qui suit le principe démocratique le plus naturel possible, à savoir que si une alternative est préférée à tout autre par une majorité, alors cette alternative doit être élue. La méthode de Condorcet est aussi utilisée pour l’exploration des données ou dans les petites communautés du logiciel libre.

[6] Dans sa monographie Antifragile : Things That Gain from Disorder parue en 2012 Taleb explique que ce concept est basé sur l’hormesis, le processus par lequel l’apport d’une faible quantité d’une mauvaise substance profite à l’organisme.

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Tribune libre Kilian Cuche : Make Data Great Again

Chaque jour, vous et moi produisons des données numériques d’une manière exponentielle. Énormément de données ! Elles proviennent d’Internet, des smartphones, des objets connectés, des réseaux sociaux et bien plus encore. Ces données sont si importantes que de nombreux experts les définissent comme le pétrole du XXIème siècle. Pour vous donner un ordre de grandeur de cette masse de donnée considérable, voici ce qui se passait sur pour l’année 2017 : 156 millions d’emails envoyés, 452’000 tweets, 3.5 millions de recherches Google, 900’000 connexions à Facebook, 46’200 images sur Instagram… bienvenue dans le monde du Big Data.

InternetInOneMinute2017

Concrètement, c’est quoi le Big Data ?

Le Big Data, ce sont des données très volumineuses et hétérogènes (non structurées) : texte, images, sons ou vidéos, provenant d’une multitude de sources. On définit souvent le Big Data avec la règle des 4V :

  • Volume: la masse énorme de données produites
  • Variété: la diversité des données
  • Vélocité: la rapidité à laquelle les données sont générées
  • Véracité: l’authenticité des données

Certains rajoutent un 5ème V qui serait la Valeur que nous pouvons tirer de ces données, informationnelle ou monétaire.

Et avec tout ça, on fait quoi ?

Le but de ces données, c’est de pouvoir les capter, les stocker et les traiter pour en tirer des conclusions, des analyses ou des prédictions. Par exemple, en 2009, Google a mis au point Google Flu, un algorithme pour prévoir la diffusion de la grippe grâce aux mots-clés saisis dans son moteur de recherche.

En Suisse, Swisscom mène des analyses sur la mobilité en se basant sur les données issues du réseau des téléphones mobiles afin de déterminer les passages critiques ainsi que l’utilisation du réseau routier.

Aux USA, certaines villes prévoient la criminalité en fonction d’une multitude de données  afin d’allouer les ressources policières aux bons endroits.

Vers des campagnes politiques 2.0 

On utilise aussi le Big Data en politique pour connaître les préoccupations des citoyens et cibler les campagnes. Barack Obama était le précurseur de ces méthodes, en 2008, il a utilisé le Big Data pour cibler ses campagnes de demandes de dons et analyser les demandes des électeurs indécis. Plus récemment, la campagne du Brexit ainsi que Donald Trump ont fait appel à des spécialistes du Big Data pour améliorer leurs campagnes. Emmanuel Macron a également eu recours aux techniques du Big Data lors de l’élection présidentielle française.

Vos données valent de l’or !

Le Big Data analytics est également utilisé dans le marketing dans le même but qu’en politique. Il s’agit de mieux profiler le consommateur pour cibler les promotions ou les placements de produits dans les magasins. Il s’agit également d’améliorer les produits et de faciliter l’acte d’achat grâce au neuromarketing. Le Big Data permet également d’optimiser la logistique et la gestion de stock à flux tendu. Migros et Coop – pour ne citer que les plus connus – encouragent leurs consommateurs à utiliser une carte qui collecte leurs données sur leurs achats, afin de procéder à ce genre d’analyse.

Les assurances s’intéressent également au Big Data. Vous avez certainement entendu parler des baisses de primes en échange de données. Les assurances maladies proposent des bracelets connectés qui transmettent vos données médicales et physiques. D’autres assureurs proposent des logiciels pour les voitures qui enregistrent et analyse votre manière de conduire afin de vous récompenser si vous êtes un bon conducteur. Il s’agit ici de faire de la discrimination des prix afin de pouvoir personnaliser la mutualisation des risques.

Quel futur pour le Big Data ?

Les nouvelles applications du Big Data sont nombreuses mais la plus prometteuse et le lien fait avec le Deep Learning et l’Intelligence Artificielle (IA). Pour faire simple, des algorithmes capables d’apprendre et de « réfléchir » avec la masse de données à disposition. Le plus connu est le programme Watson d’IBM qui s’applique par exemple dans la santé ou le juridique en tant que conseiller, capable d’analyser des millions de situations et de proposer un diagnostic.

On parle également de 4ème révolution industrielle lorsque l’on applique les principes du Big Data couplés aux objets connectés et à l’intelligence artificielle pour améliorer les chaînes de productions dans des usines « intelligentes ».

Mais en quoi le Big Data peut-il être dangereux pour moi ?

Le problème majeur du Big Data est l’utilisation de données personnelles. Malgré tous les bons usages possibles, il y a un revers de la médaille : la protection de la vie privée. L’adage populaire « si c’est gratuit, c’est vous le produit » se vérifie donc. En effet, vos données valent de l’or pour les entreprises et certaines ne se gênent pas de les utiliser à votre insu.

Mais du coup, on peut faire quoi ?

Lisez-bien les conditions d’utilisation et prenez du temps à régler vos paramètres de confidentialité pour améliorer l’utilisation qui est faite de vos données. Reprenez le contrôle de vos données, sachez que le cloud n’est pas un nuage mais simplement l’ordinateur de quelqu’un d’autre ! Privilégiez les solutions nationales afin que vos données soient stockées en Suisse et non pas dans un serveur inconnu aux USA.

Ceux qui possèdent les données ont le pouvoir, c’est pourquoi il faut que la Suisse prenne en main sa souveraineté numérique et propose des solutions informatiques basées en Suisse et se détache des GAFA (Google – Apple – Facebook – Amazon).

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Publication Cybersecurity Trends – Conférence CLUSIS Intelligence Economique

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Conférence Clusis Intelligence EconomiqueConférence Clusis Intelligence EconomiqueConférence Clusis Intelligence EconomiqueConférence Clusis Intelligence Economique

Source : CLUSIS

Source : cybersecuritytrends.ro

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Publication in Defence and Peace Economics : The Persistent Deficit of Militia Officers in the Swiss Armed Forces: An Opportunity Cost Explanation

The Swiss Armed Forces are suffering from a structural deficit of militia officers despite good pay and a general supportive attitude in the population. Whereas, prior studies have focused on motivation to explain understaffing in armed forces, we offer an alternative approach based on opportunity cost. We model decision alternatives both within and outside a military organization, taking private sector employment as the reference point. We then monetize opportunity costs of leisure, fringe benefits, and private sector income not compensated. Our results suggest that in terms of opportunity cost, service as a militia officer is the least attractive option, an effect that we believe explains the persistent staff deficit. Implications of these findings for the literature and recruitment policy are discussed.

The Persistent Deficit of Militia Officers in the Swiss Armed Forces: An Opportunity Cost Explanation

Aggregated opportunity cost

Source : Taylor & Francis Online

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Une blockchain opérationnelle pour la gestion des investissements privés

Partners Group utilise maintenant une solution pour la vérification de documents, se basant sur la fonctiomnalité de contrats intelligents de la blockchain Ethereum. Dans ce cadre, la solution de service de signatures fournie par Inacta nécessite un horodatage et l’authentification de l’expéditeur pour les accords entre deux parties. Un processus qui a pu être automatisé via la technologie blockchain. De quoi apporter une plus grande sécurité et un gain d’efficacité des processus de Partners Group, souligne Inacta.

Source : ICT Journal

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La fintech suisse Selma lance un service en investissements par tchat

La start-up alémanique Selma Finance lance la version bêta d’un service de conseil en investissements. Particularité: axé sur la convivialité, il s’articule autour de simples interactions par tchat avec l’avatar d’une conseillère virtuelle. Ce chatbot fait office d’interface entre les utilisateurs et l’équipe de spécialistes en investissements financiers de Selma, des experts humains assistés d’une technologie de robo-advisor fait maison.

Source : ICT Journal

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Une blockchain pour les assurances bientôt prête pour la production

Le projet de l’initiative blockchain B3i est en passe de se concrétiser. Réunissant à l’échelle globale une quinzaine d’assureurs et réassureurs, dont Allianz, Generali, Swiss Re et Zurich Insurance Group, le consortium mis en place l’automne dernier visait à identifier le potentiel et l’apport de la blockchain dans les activités d’assurance et de réassurance. Précisément à définir si la technologie pouvait s’avérer utile pour élaborer des normes et des procédés dans toute l’industrie et apporter un gain d’efficacité dans le secteur de l’assurance.

Source : ICT Journal

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Attention aux logiciels espions grand public

Les fabricants promettent aux acheteurs qu’ils pourront surveiller leur conjoint, leur enfant ou leur salarié, mais flirtent dangereusement avec la légalité. La France serait leur plus gros marché en Europe.

Ces logiciels, qui s’installent sur ordinateur mais visent surtout les téléphones portables, coûtent entre 7 et 75 euros par mois, en fonction de l’intrusivité du logiciel et de la durée d’engagement. Leurs fonctionnalités diffèrent selon le fabricant et le modèle du téléphone visé, mais le principe varie peu : ils prétendent avoir accès aux messages, aux photos, pouvoir activer le micro, écouter les appels, récupérer les caractères saisis au clavier ou encore accéder aux données de certaines applications (Facebook, WhatsApp, Snapchat…).

Pour disposer de cet accès, ces logiciels nécessitent que les garde-fous et protections prévues par le système d’exploitation du téléphone soient inopérants. Les appareils Android doivent donc être « rootés » et les appareils Apple « jailbreakés », une manipulation technique qui nécessite un accès physique à l’appareil. Dans le cas contraire, les logiciels sont bien moins efficaces.

Source : Le Monde

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10 mythes sur la vie privée sur Internet

  1. Seules les personnes qui ont quelque chose à cacher doivent se préoccuper de leur vie privée.
  2. Je suis protégé lorsque je me sers du mode privé ou incognito sur mon navigateur web.
  3. J’utilise Tor ou un VPN, je suis donc complètement anonyme.
  4. Les emails que j’envoie et reçois sont sécurisés et privés.
  5. On collecte des données anonymisées à mon sujet, on ne peut donc pas m’identifier.
  6. Je suis le seul propriétaire de mes données.
  7. Utiliser un mot de passe long et complexe me donne une plus grande sécurité.
  8. On ne peut pas me géolocaliser si j’ai désactivé les services de localisation de mon smartphone.
  9. Je ne clique pas sur les publicités, donc les achats que je fais ne sont pas influencés par mes activités sur le web.
  10. De toute façon, je peux toujours faire valoir mon droit à l’oubli.

Source : François Charlet

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