L’armée suisse a envisagé d’acquérir son propre satellite espion

L’armée suisse a des visées spatiales qu’elle préférait garder secrètes, révèle jeudi une enquête de la RTS. Une “cellule espace” a vu le jour en 2017 et le Service de renseignement militaire a même songé à acquérir son propre satellite espion.

Ainsi le chef du renseignement militaire, Jean-Philippe Gaudin, qui dirige désormais le Service de renseignement de la Confédération (SRC), a mené des tractations avec S3 pour que l’armée puisse acquérir et lancer son propre satellite ou, à défaut, acheter des images fournies par la société.

La déconfiture de la société payernoise a mis fin à ce projet. Mais pour l’armée, l’aventure spatiale ne s’arrête pas là, puisque qu’elle a recyclé cet échec en une “cellule espace”. Cette dernière a été créée sous l’impulsion d’un officier employé à l’Etat-major et qui a parallèlement travaillé pour S3. Et sur les onze officiers de milice qui composent cette cellule, plus de la moitié a aussi travaillé pour la start-up.

Source : RTS Info

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Quelle est la valeur du bitcoin ?

Le bitcoin aurait-il de la valeur, finalement? Absolument pas, affirment les nombreux banquiers qui déconseillent d’en acheter. Cette cryptomonnaie n’a rien de réel à quoi se rattacher. Elle ne représente pas une certaine quantité d’or, elle ne fluctue pas selon la compétitivité de l’économie d’un pays comme une monnaie classique et elle ne distribue pas de dividende comme une action. Bref, on ne sait pas comment lui attribuer une valeur intrinsèque. Le marché non plus, puisqu’en un an le bitcoin a successivement valu 2500 dollars, puis 19 000, et il en vaut 6500 actuellement. Le signe d’une confiance pour le moins fluctuante.

Des spécialistes s’évertuent cependant à lui attribuer une valeur. Le bitcoin est utile, assurent-ils, car il permet d’effectuer des transactions et il pourrait devenir un instrument de stockage de valeur, comme l’or. Sous ces conditions, le bitcoin pourrait valoir 65 000 dollars dans dix ans. Ou pas loin de zéro si le grand public n’adopte pas les cryptomonnaies, finalement.

La technologie derrière le bitcoin, la blockchain, est déjà vieillissante. De nouvelles «chaînes de blocs» sont en train d’être inventées, notamment en Suisse. Plus rapides, plus fiables et moins chères. Elles constitueront la colonne vertébrale de ce futur optimisé – voire idéalisé – que la technologie est censée nous réserver.

Nous nous trouvons à un moment historique semblable à celui des débuts d’internet. On ressent le même type d’effervescence que dans les années 1990. Des nombreux projets plus ou moins visionnaires qui ont émergé à l’époque, peu font toujours partie de notre vie quotidienne. Mais celle-ci a incontestablement évolué. Quel regard portera-t-on sur le bitcoin dans vingt ans? Peut-être le même que celui que nous avons sur les premiers téléphones mobiles. Un vénérable Nokia 3210, par exemple, ne permettait pas de faire grand-chose, mais on lui voue une certaine affection. Car il a été un précurseur, un premier pas, comme le bitcoin aura peut-être été le défricheur d’un nouveau monde. Elle est peut-être là, sa vraie valeur.

Source : Le Temps

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La Suisse, pays des drones

Tandis que le marché des drones de loisirs est dominé par le Chinois, les acteurs helvétiques se profilent avec des drones à usage professionnel.

La Suisse, avec l’aide de «Présence Suisse», se présentait comme le pays des drones. Une volière de drones illustrait une autre vision de la Suisse, celle d’un pays «high tech», et bien lui en a pris. Il a effectivement tous les atouts pour exceller dans ce domaine porteur, en particulier dans les drones professionnels. Une «drone valley» s’est effectivement développée autour des Ecoles polytechniques fédérales.

La «Drone Valley» n’est pas née d’une volonté politique mais du fait que des professeurs visionnaires ont été engagés il y a une vingtaine d’années dans nos écoles polytechniques afin d’y développer le domaine émergeant de la robotique mobile. Ces mêmes professeurs ont rapidement rendu visite aux responsables de l’OFAC (Office fédéral de l’aviation civile) et de Skyguide, l’organe de contrôle aérien de la Confédération, pour leur expliquer leur ambition de développer des essaims d’objets volants. Au lieu d’obtenir une fin de non-recevoir, les spécialistes des deux entités ont planché avec les scientifiques à l’élaboration d’un cadre réglementaire progressiste et pragmatique afin de permettre le vol de drones de moins de 30 kg dans l’espace aérien suisse. La présence d’organisations internationales concernées par la problématique des drones, telles que l’IUT ou ISO font de la Suisse l’endroit idéal pour développer une réglementation appropriée au niveau mondial dans ce domaine en pleine extension.

Aujourd’hui, le marché des drones de loisir est dominé par l’entreprise chinoise DJI; faisons-en sorte que la Suisse soit au premier plan de celui des drones professionnels. Ces derniers correspondent à notre ADN, soit celui de faire des objets miniaturisés, complexes et fiables. Ces drones constituent également une extraordinaire plateforme pour la collecte de données sensibles, un domaine où la Suisse, de par sa tradition de partenaire fiable et neutre, excelle.

Il reste à nos politiques de faire évoluer les conditions cadre pour faire de la Suisse le pays des drones professionnels.

Source : Largeur

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Cyber-Souveränität – gut vorbereitet

Gemeinsam mit dem VBS und dessen Expertengruppe Cyber-Defence organisierte die SATW am 4. Mai einen Workshop, der zur Vorbereitung für die zweiten Ausgaben des Forums und der Abendveranstaltung «Cyber-Souveränität» vom 19. September 2018 dienen sollte. Rund 40 Teilnehmende aus den Bereichen Wissenschaft, Wirtschaft und Sicherheitspolitik folgten der Einladung.

Mit einem Hinweis auf die Ausstellung in der Bibliothek am Guisanplatz «Zwei Gessler – Zwei Welten 1880–2012. Zwischen Vision und Wirklichkeit», die einen starken Link zur Workshop-Thematik hat, folgte die Arbeit in drei Gruppen. Dabei konnten die Teilnehmenden das zu Beginn des Nachmittags Gehörte vertiefen und Lösungen auf konkrete Fragestellungen ausarbeiten. In der inspirierenden Atmosphäre der Bibliothek am Guisanplatz sind neue Ideen entstanden, welche die Teilnehmenden bis zum Forum und der Abendveranstaltung vom 19. September 2018 weiterentwickeln.

Source : Satw

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La numérisation, notre démocratie menacée ?

Autres temps, autres mœurs: la démocratie directe a largement contribué à réconcilier les divers camps politiques suisses, mais la voici au cœur d’une nouvelle «guerre des cultures». A ceux qui plaident pour son ajustement rapide aux règles inédites posées par la numérisation de la société s’opposent ceux qui débusquent dans l’ère digitale autant de pièges pour l’acte démocratique.

Le débat est maintenant public. Dans Die Zeit du 30 mai 2018, Daniel Graf et Maximilian Stern réclament que l’on cesse de se demander si la numérisation peut être bonne pour la démocratie, mais que l’on se conforme enfin à une réalité que rien ne pourra modifier. Il est impératif de multiplier les expériences dans les cantons, afin de gommer les défauts potentiels des systèmes de vote électronique existants. Et sans succomber à une peur qui nous ferait manquer le virage d’une modernité qui ne nous attendra pas pour déployer ses effets, que nous le voulions ou non.

Ne convient-il pas de reprendre parfois son souffle, de s’offrir ces instants de réflexion collective que sont les votations où est mis en discussion le destin du pays dans une sorte de vaste brainstorming national, à l’abri des exigences frénétiques des réseaux sociaux voués à l’émotion du moment? Que seraient ces campagnes référendaires et ces lancements d’initiatives si les signatures pouvaient être rassemblées en quelques clics? La récolte de signatures sur internet, comme n’importe quelle pétition, serait encore plus pernicieuse que l’e-voting, qui fait tant fantasmer.

La démocratie ne peut fonctionner qu’encadrée dans des procédures fiables et solides, en effet plus lourdes. En revanche, le numérique peut ressusciter des idées oubliées, comme la «motion parlementaire», comme le suggèrent Graf et Stern: interpeller le parlement par le biais d’internet, mais avec des règles précises et plus contraignantes que la pétition, constituerait peut-être un enrichissement de notre arsenal démocratique. Mais pas en sacrifiant la sage lenteur qu’implique naturellement la démocratie! Voilà peut-être un sujet pour un prochain Forum des 100…

Source : Le Temps

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