Le fisc américain cherche ses infos sur les réseaux sociaux

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Tous les moyens sont bons pour débusquer les fraudeurs. L’IRS, le fisc américain, espionne les contenus postés sur les réseaux sociaux pour détecter le niveau de vie des contribuables.

«Au volant de mon nouveau cabriolet allemand»: ce type de post est fréquent sur Facebook, où les abonnés au réseau social ont pris goût depuis une décennie à partager leurs petites joies du quotidien avec leurs amis. Sur Twitter, Instagram, Vine, Google+, Pinterest et autres réseaux sociaux, la tendance est aussi au partage des informations. Certaines peuvent paraître anodines, mais l’achat d’une nouvelle voiture haut-de-gamme ou un déménagement peuvent s’avérer plus révélateurs qu’une déclaration fiscale.

C’est ainsi que l’IRS (Internal Revenue Service), l’administration fédérale chargée de la collecte des impôts, a développé un axe d’enquête sur les cas supposés de fraude fiscale basé sur l’étude des réseaux sociaux, comme le révèle le site de la radio économique Marketplace. En plus d’avoir un compte sur ces réseaux sociaux, l’IRS mandate certains de ses agents chargés de la lutte contre la fraude de scruter les posts de contribuables soupçonnés de ne pas déclarer leurs revenus avec la plus grande exactitude.

Pas question toutefois de payer des agents à éplucher un à un les comptes des abonnés. Mais ces fonctionnaires américains ont travaillé sur un algorythme de recherche et de détection des posts et statuts qui pouvaient présenter un intérêt ou une pertinence dans la détection des écarts de niveau de vie entre les revenus déclarés et les dépenses affichées sur Facebook, Twitter, Instagram et compagnie.

 

About Alain Mermoud

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