La vraie guerre vise les banques étrangères

http://www.bilan.ch/myret-zaki/redaction-bilan/vraie-guerre-vise-banques-etrangeres

L’inculpation, ce 19 juin, du président de la filiale belge d’UBS par le parquet de Bruxelles s’insère dans une suite logique, confirmant l’évidence: les grands pays en lutte contre la soustraction fiscale de leurs contribuables ne s’attaquent qu’aux banques étrangères. Tout se passe comme si les banques nationales, elles, n’étaient jamais impliquées de près ou de loin dans les sorties de capitaux évadés du pays.

Jamais on ne verra Washington condamner une banque américaine pour aide à la fraude fiscale d’Américains, ni Bercy inquiéter une banque française à ce sujet. Pourtant, les chiffres indiquent que les banques étrangères ne gèrent qu’une part minoritaire des avoirs non déclarés de ces pays. Les banques américaines, par exemple, détiendraient 88% des avoirs américains à l’étranger, selon la Weltwoche.

Pourtant, la liste d’exemples de banques étrangères réprimandées s’allonge: UBS et Credit Suisse condamnées aux Etats-Unis pour avoir géré ce qui totalise quelque 25 milliards de dollars non déclarés, sur les 1600 milliards qui échappent au fisc américain de par le monde; UBS mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale en France, tandis que les banques françaises domicilient 540 milliards dans des places offshore, dont seulement 12% en Suisse; et encore: les dirigeants de Reyl mis en examen en France suite à l’affaire Cahuzac; les clients allemands de Credit Suisse perquisitionnés par les autorités allemandes; la filiale suisse d’HSBC (banque britannique) sous examen en France et risquant une inculpation…

About Alain Mermoud

If you think that Intelligence is expensive, consider the price of ignorance!
This entry was posted in Lobbying, Press Review, Public Affairs, Regulation, Risk Management, Swiss Banking and tagged . Bookmark the permalink.

Leave a Reply