«Les Suisses tributaires des services étrangers»

C’est sur la base de «renseignements défavorables» transmis par «les services de polices français» que les forces de l’ordre genevoises ont demandé à l’aéroport d’intervenir. Le 22 décembre, celui-ci a donc retiré leur badge d’accès au tarmac à une trentaine d’employés officiant sur son site, «pour des motifs de sûreté». Faut-il y voir une ingérence hexagonale dans les affaires suisses? L’impuissance du renseignement helvétique? Deux experts en sécurité donnent leur point de vue.

Pour le directeur de l’Observatoire universitaire genevois de la sécurité, Frédéric Esposito, «ce qui est positif, c’est que l’échange d’informations fonctionne. Aujourd’hui, la collaboration entre la Suisse et la France est très bonne.»

Il juge «absolument vraisemblable» que les autorités genevoises, comme elles l’affirment, ignorent ce que recouvre le terme «renseignements défavorables». «On sait que les services de renseignement marchandent leurs informations, et sont souvent prêts à donner le résultat, pas le back office, afin de garder la main.» Selon lui, la Suisse a cependant raison de faire confiance à la qualité des informations des Français, «eux-mêmes ayant intérêt à ce qu’elles soient exactes.»

Source: 20 Minutes

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