Les ICO se professionnalisent et deviennent mieux encadrées par les autorités

“Le Temps : Les levées de fonds en cryptomonnaies – ou ICO, pour «initial coin offering» – ont explosé en 2017, notamment en Suisse. Mais certaines ont été bloquées à cause de conflits entre leurs initiateurs, comme celle de Tezos, qui avait levé plus de 230 millions. Ce genre d’accident peut-il remettre en cause le modèle des ICO?

Olivier Depierre : L’année 2017 a vu beaucoup d’opérations douteuses ou basées sur des motifs strictement vénaux. Certains projets reposaient sur de faux profils ou de gros mensonges. Le problème est que les investisseurs potentiels ont eu tendance à ne pas effectuer de vérifications. Quelqu’un de très habile dans la communication peut lever beaucoup d’argent sur des promesses, en vendant un actif qui n’existe pas encore. Au moindre problème opérationnel, l’actif ne sera pas créé. Néanmoins, je pense que le marché s’assainira en 2018.

Pourquoi ?

Parce que le public s’éduque progressivement et que les arnaques sont plus vite repérées par la communauté du monde crypto. En 2016 déjà, des sites de notation des projets d’ICO sont apparus, comme Icotracker.net. Enfin, la Finma a fait une double mise en garde en septembre dernier. Le régulateur helvétique a, d’une part, rendu publique la liquidation de plusieurs entités liées à une fausse cryptomonnaie et, d’autre part, communiqué que les acteurs des ICO étaient eux-mêmes responsables du respect des lois sur les marchés financiers. Le cadre a été fixé, mais certaines ICO n’ont pas été réalisées avec le sérieux nécessaire.”

Source : Le Temps

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