Les nouvelles technologies favorisent les interactions entre l’armée et le secteur privé

Il existe une convergence dans les attitudes: leadership, motivation des hommes, exécution des stratégies, esprit de groupe ou gestion du risque et des conflits. Mais il y a aujourd’hui deux nouveaux domaines où une coopération entre l’armée et les entreprises devient essentielle. Ils relèvent de la révolution technologique.

Le premier est celui de la cybersécurité. Plus une organisation – armée ou entreprise – se numérise, plus elle est vulnérable aux attaques informatiques. Déjà dans les années 1980, le général William Rogers, commandant en chef de l’OTAN, suggérait que le meilleur moyen de paralyser une armée très hiérarchisée comme celle de l’URSS serait de bloquer ses systèmes de communication.

Aujourd’hui, la plupart des armées développent des unités de cybersécurité qui peuvent être tout aussi efficaces qu’une unité de chars. La coopération s’impose avec les entreprises car la technologie vient souvent du secteur privé. Et ce que de jeunes recrues ou officiers peuvent pratiquer à l’armée débouche souvent sur un emploi lors du retour à la vie civile.

Le deuxième aspect, moins connu, est celui de la destruction des flux financiers des organisations terroristes ou des Etats voyous. L’armée israélienne a été un précurseur dans ce domaine; elle a une unité spéciale chargée de suivre et de bloquer les flux financiers qui permettent aux organisations terroristes d’opérer. En fait, la plupart d’entre elles sont organisées comme des entreprises.

Source : Le Temps

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