Nouvelle plateforme collaborative afin d’améliorer la cybersécurité des entreprises genevoises

Le conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet lance une initiative et un site pour mieux assurer la sécurité informatique des entreprises genevoises. Une responsabilité particulière pour un canton qui accueille de nombreuses organisations internationales.

Dans le monde réel, on ne peut pas envisager d’activité économique sans établir des règles et se doter d’une police pour les faire respecter. Dans un univers virtuel, en constante évolution, le même principe doit prévaloir. La sécurité est un état d’esprit. Rapporté au numérique, il doit même devenir un réflexe. L’Etat de Genève a un rôle à jouer. Il peut accompagner les entreprises dans leurs nouveaux défis technologiques et les sensibiliser aux cyberrisques. En particulier les petites et moyennes structures (PME), qui constituent la colonne vertébrale de l’économie du canton. Ces dernières, davantage vulnérables que les entités de plus grande taille, sont devenues les cibles privilégiées des criminels de la Toile.

Il est important de faire dorénavant front commun et preuve de coordination, face à la complexité des difficultés et à la transdisciplinarité qui caractérise la sécurité informatique. Pour instaurer un climat propice au renforcement de cette dernière, les PME ont notamment besoin de comprendre quelle est leur part de responsabilité en la matière. Elles doivent aussi réaliser qu’une partie des réponses se trouvent en elles. Loin de chercher à encourager un climat de psychose, c’est une cyberhygiène durable et enseignée à tous que j’appelle de mes vœux.

La criminalité s’adaptant rapidement, les forces de l’ordre doivent pouvoir mettre à jour leurs registres pour alerter les PME sur la réalité des dangers, leur évolution, le nombre exact, le type, la variété, la nature et la rapidité des attaques endurées. Afin d’assurer cette veille, il est besoin de documenter les cas de piraterie via Internet. J’invite donc les entreprises à dépasser le sentiment de honte de s’être fait hacker et de s’exprimer à l’avenir sans tabou sur ces questions, sachant qu’une approche décomplexée commence par le fait de porter plainte en cas d’agression. J’entends inaugurer ce 9 mars une nouvelle plateforme collaborative disponible sur cybersecurite.ge.ch, sous l’égide de la brigade de criminalité informatique de la police cantonale genevoise, afin de mieux recenser les cyberattaques et identifier l’accompagnement technologique qui en résulte.

Source : Le Temps

This entry was posted in Cyber Security, Press Review and tagged , . Bookmark the permalink.

Leave a Reply