La Suisse et les ICO

Une nouvelle forme de crowdfunding

La baisse du bitcoin n’empêche pas les start-up de la blockchain de financer leur avenir par l’intermédiaire de l’émission d’actifs numériques échangeables. Il s’agit d’une nouvelle forme de crowdfunding, selon Morgan Stanley.

Les jetons émis sont des participations dans les futurs projets de l’entreprise. L’investisseur participe donc à l’évolution du cours du jeton et en principe aux profits du projet. C’est une nouvelle forme de financement participation (crowdfunding), explique Morgan Stanley.

En Suisse aussi, cette nouvelle forme de financement rencontre un succès évident auprès des investisseurs: 850 millions de dollars ont été levés par ICO en 2017 dans des projets liés à la blockchain, si l’on en croit l’«IFZ FinTech Survey 2018», réalisé par l’Institute of Financial Services (IFZ) à Zoug. Avec un tel montant, la Suisse se profile comme un centre mondial des ICO, avec les Etats-Unis et Singapour.

En Suisse toujours, 129,9 millions de francs ont été investis en capital-risque dans la fintech, soit moins de la moitié du montant alloué en ICO. Mais si l’on tient compte du nombre de phases de financement, le capital-risque compte trois fois plus et demeure donc une importante source de financement, spécialement en dehors de la blockchain.

Comme dans tous les domaines concernant les cryptomonnaies, l’incertitude porte davantage sur la réglementation que sur l’évolution de la technologie. Aux Etats-Unis, les autorités s’apprêtent à distinguer de plus en plus, au sein des cryptomonnaies, entre celles que l’on considère comme des matières premières numériques utilisées pour des paiements et celles qui utilisent des jetons aux caractéristiques semblables à des titres. Les thèmes habituels en finance, ceux de la protection des investisseurs, de la sphère privée, de la transparence, n’ont pas fini de préoccuper cette industrie naissante.

Source : Le Temps

Régulation des ICO par la FINMA

La Finma s’intéresse aux cryptomonnaies et aux ICO, ces levées de fonds en monnaies numériques ou traditionnelles dont la Suisse est devenue l’un des centres mondiaux ces deux dernières années. Après une première communication le 29 septembre 2017, l’Autorité de surveillance des marchés a publié le 16 février un guide pratique des ICO, qu’elle est venue présenter plus en détail mercredi à Genève.

A travers ce guide pratique, la Finma clarifie ses exigences concernant les dossiers d’ICO qui lui sont soumis et les réponses qu’elle fournit. «On a l’impression que la Finma a reçu beaucoup de dossiers plus ou moins aboutis, qui nécessitent un important travail de sa part, estime Olivier Depierre. L’Autorité de surveillance fait comprendre que son rôle n’est pas de conseiller le promoteur d’une ICO sur son modèle d’affaires. Ce dernier doit savoir que les jetons émis lors des ICO sont soumis à des lois existantes.”

Source : Le Temps

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One Response to La Suisse et les ICO

  1. Tres interessant vos article

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