Le rôle de l’école pour développer les compétences pour lutter contre les bulles de filtres et les fake news

En Suisse, 50% de la population fait un usage intense des offres en ligne et des médias sociaux dont la sélection des informations repose sur des traitements informatiques qui répondent au profil des utilisateurs. Les recherches thématiques (Google) et les recommandations à travers les réseaux sociaux prennent le pas sur la consultation des médias, particulièrement chez les jeunes (40% chez les 18-24 ans). Le filtrage automatique de l’accès aux informations par des algorithmes rétrécit l’univers informationnel des individus qui tendent à être enfermés dans une «bulle filtrante». Il en résulte une raréfaction de la variété des points de vue, des opinions et des goûts.

Alors, l’école publique porte-t-elle une part de responsabilité à ce constat très préoccupant? Certainement, car l’école n’a que récemment fait entrer l’éducation aux médias dans son plan d’étude, tant en Suisse romande (2011-2015) qu’en Suisse alémanique (Medien und Informatik, dès 2018), à l’exception notable du canton de Genève où tous les élèves bénéficient d’un tel cours obligatoire depuis cinquante ans (aujourd’hui Médias et images). Dans les écoles de Romandie, il est prévu que la formation aux Médias, à l’image et aux technologies de l’information et de la communication (MITIC) du nouveau plan d’étude soit dispensée dans toutes les classes et toutes les disciplines, tout au long de la scolarité.

Source : Le Temps

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