La Suisse progresse dans l’intégration des drones

La société de contrôle aérien Skyguide a présenté mardi le “Swiss U-Space”. Il s’agit du premier système de gestion du trafic de drones en Europe entièrement numérisé, couvrant tout le territoire suisse.

Ce protoype appliqué pour la première fois à grande échelle répond à un besoin capital dû à l’engouement pour le marché du drone. Le système a subi un premier test concluant à Genève en septembre 2017.

Chaque drone enregistré et connecté au U-Space recevra des informations en temps réel sur l’espace aérien et l’état du trafic. L’appareil enverra à son tour des données sur sa position et sa trajectoire, qui seront publiées sur un tableau de bord.

Source : RTS Info

La Suisse veut montrer son avance dans le domaine des drones

Parole de start-uper, la journée de mardi consacrée aux drones sur le campus de l’EPFZ à Hönggerberg (ZH) était une «démonstration de force face au monde». Car la Suisse «joue un rôle de pionnier dans ce domaine», a assuré Doris Leuthard. La conseillère fédérale inaugurait ce premier congrès Drone Innovators Network, qui a rassemblé académiciens, industrie, start-up et régulateurs et a mis en scène plusieurs exemples du savoir-faire helvétique dans le domaine de ces robots aériens.

A l’origine de ce congrès se trouve le Forum économique mondial (WEF). Ce dernier considère les drones comme un élément essentiel de la révolution industrielle 4.0 et a voulu mettre en place un réseau (le Drone Innovators Network) où les autorités peuvent collaborer afin d’accélérer l’utilisation «responsable» des drones. Jugeant la Suisse comme étant le lieu évident pour lancer cette initiative, le WEF a sollicité le DETEC. Ce dernier, qui a encouragé le développement de la «Drone Valley» en Suisse – sécurité, agriculture, transport médical ou humanitaire: le pays compte plus de 80 sociétés, dont une grande partie dans la région lémanique, et emploie 2500 personnes –, n’a pas hésité. «Pour la Suisse, c’est un honneur de tenir ce congrès», a déclaré Doris Leuthard. Dans son discours, elle a également souligné l’importance de ne pas aller trop vite dans la réglementation pour éviter de freiner l’innovation.

Source : Le Temps

La Suisse, pays des drones

Tandis que le marché des drones de loisirs est dominé par le Chinois, les acteurs helvétiques se profilent avec des drones à usage professionnel.

La Suisse, avec l’aide de «Présence Suisse», se présentait comme le pays des drones. Une volière de drones illustrait une autre vision de la Suisse, celle d’un pays «high tech», et bien lui en a pris. Il a effectivement tous les atouts pour exceller dans ce domaine porteur, en particulier dans les drones professionnels. Une «drone valley» s’est effectivement développée autour des Ecoles polytechniques fédérales.

La «Drone Valley» n’est pas née d’une volonté politique mais du fait que des professeurs visionnaires ont été engagés il y a une vingtaine d’années dans nos écoles polytechniques afin d’y développer le domaine émergeant de la robotique mobile. Ces mêmes professeurs ont rapidement rendu visite aux responsables de l’OFAC (Office fédéral de l’aviation civile) et de Skyguide, l’organe de contrôle aérien de la Confédération, pour leur expliquer leur ambition de développer des essaims d’objets volants. Au lieu d’obtenir une fin de non-recevoir, les spécialistes des deux entités ont planché avec les scientifiques à l’élaboration d’un cadre réglementaire progressiste et pragmatique afin de permettre le vol de drones de moins de 30 kg dans l’espace aérien suisse. La présence d’organisations internationales concernées par la problématique des drones, telles que l’IUT ou ISO font de la Suisse l’endroit idéal pour développer une réglementation appropriée au niveau mondial dans ce domaine en pleine extension.

Aujourd’hui, le marché des drones de loisir est dominé par l’entreprise chinoise DJI; faisons-en sorte que la Suisse soit au premier plan de celui des drones professionnels. Ces derniers correspondent à notre ADN, soit celui de faire des objets miniaturisés, complexes et fiables. Ces drones constituent également une extraordinaire plateforme pour la collecte de données sensibles, un domaine où la Suisse, de par sa tradition de partenaire fiable et neutre, excelle.

Il reste à nos politiques de faire évoluer les conditions cadre pour faire de la Suisse le pays des drones professionnels.

Source : Largeur

Les drones : un marché en expansion en Suisse

La Californie a sa Silicon valley, la Suisse une “drone valley“. Cette machine est devenue un outil de travail dans des domaines très variés. Au point que cette industrie emploie quelque 600 personnes.

Utilisés dans des secteurs allant des actions de sauvetage à l’inspection des sites industriels, ces objets volants identifiés ne sont plus de simples jouets. En Suisse, plus de 100’000 drones sont en service. Une pépinière de startups en ont fait leur fond de commerce.

La “drone valley“, qui recense 80 sociétés spécialisées dans cette industrie, s’étend de Lausanne à Zurich grâce notamment aux Ecoles polytechniques fédérales.

“Beaucoup d’entreprises lèvent en ce moment des sommes importantes, ce qui confirme non seulement les succès dans la recherche et dans le lancement d’entreprises, mais aussi que le capital à risque a identifié la région comme prometteuse dans le domaine de la microtechnique et du drone“, indique Jean-Thomas Célette, chef stratégie pour l’entreprise Sensefly.

Source : RTS Info

La Suisse cherche à vendre ses drones high tech

Les drones suisses sont assez peu médiatisés. Ni jouets ni armes de guerre, ils forment pourtant «un large écosystème dans le secteur commercial», assure Nicolas Bideau, responsable de Présence Suisse, l’antenne communication du Département fédéral des Affaires étrangères. Leurs domaines de prédilection: l’agriculture, l’arpentage, l’inspection industrielle, la sécurité, la livraison, la cartographie, le divertissement.

«Comme souvent, l’expertise suisse termine dans une voiture allemande ou un smartphone américain, remarque Nicolas Bideau. D’où un déficit de visibilité pour les start-ups de robotique aérienne.» Pour faire connaître le «génie helvétique» dans le domaine, Présence suisse lance sa campagne Switzerland-Home of drones.

De nombreux évènements organisés par la Suisse sur le thème des drones sont prévus. Ainsi, une réunion internationale du «Drone Innovators Network» du Forum économique mondial (WEF) aura lieu à Zurich fin juin à l’initiative de Doris Leuthard, cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). La Suisse prévoit également une participation groupée de la «Drone Valley Switzerland» au «Consumer Electronics Show» (CES), l’un des plus grands salons mondiaux de l’électronique grand public, qui se tiendra à Las Vegas en 2019. Présence Suisse présentera en outre des plateformes dédiées à la promotion de l’écosystème suisse des drones dans le cadre de la Maison de la Suisse lors des Jeux olympiques d’été de Tokyo en 2020 et du Pavillon suisse lors de l’Exposition universelle de Dubaï en 2020-2021.

Source : Swissinfo

Intégrer les drones dans le trafic aérien, un défi

Comptant près de 1500 employés entre ses différents centres d’activité répartis dans toute la Suisse, Skyguide sélectionne ses contrôleurs aériens au compte-gouttes. La formation, longue de quatre ans, comptabilise près de 50% d’échecs. Le but: s’assurer que les aiguilleurs du ciel soient en mesure de gérer le stress inhérent à leur profession en tout temps. Et pourtant, l’annonce en mars dernier d’une collaboration entre la société américaine Airmap et Skyguide afin d’intégrer les drones dans l’espace aérien à partir de juin de cette année inquiète les contrôleurs aériens.

L’intégration des drones dans l’espace aérien sera réalisée grâce à l’intelligence artificielle et se fera automatiquement. Il réfute l’idée d’une augmentation de la charge de travail pour les employés. «Nous utilisons déjà beaucoup de technologies pour assister nos contrôleurs. Leur tâche est plus aisée qu’il y a dix ans, lorsque le volume du trafic était similaire mais les outils automatisés bien moins performants. Lorsqu’il y a des changements, vous avez toujours des résistances au départ.»

Pourtant, comme le constate Philip Butterworth-Hayes, expert de la gestion du trafic aérien et fondateur du site spécialisé Unmannedairspace.com, la volonté de la Suisse d’être le premier pays au monde à intégrer les drones dans le contrôle aérien soulève de nombreuses questions. «Outre le risque de piratage ou le brouillage électronique des fréquences, reste la question de la coopération entre les drones et les contrôleurs. Si on donne un ordre à un pilote d’avion de monter ou descendre, il le fait instantanément. Pas sûr que ce soit le cas pour la personne qui dirige un drone.»

Source : Le Temps

Quelle réglementation pour les drones en Suisse ?

Les plus de 100’000 drones aujourd’hui en service en Suisse posent de nombreuses questions en matière de réglementation, que la fondation pour l’évaluation des choix technologiques TA Suisse tente de résoudre.

La fondation a donc présenté ses principales recommandations: mise en place d’un système exhaustif d’enregistrement et d’identification des drones, d’une formation de base pour les pilotes, de zones interdites de vols, et surtout création rapide d’un système de gestion du trafic aérien, qui tienne compte de ces nouveaux acteurs.

La Suisse doit participer à l’élaboration des règles internationales, sans se contenter de se calquer sur les lois européennes, a encore conseillé la fondation. Et pour bien connaître ses besoins, la Suisse doit également créer un espace de test national soutenu par la Confédération et l’industrie privée.

Source : RTS Info

Sur le plan politique, les interrogations se multiplient. Une demi-douzaine de parlementaires, parmi lesquels Manuel Tornare (PS/GE) et Martin Candinas (PDC/GR), se sont faits les auteurs d’interventions demandant de clarifier le cadre légal, d’évaluer les dangers, d’exiger l’enregistrement de chaque multicoptère. TA-Swiss, centre de compétence technologique des académies suisses des sciences, a lancé un projet d’étude sur la question. Son rapport final, intitulé «Drones civils – enjeux et perspectives», a été rendu public mardi.

Source : Le Temps