L’armée suisse a envisagé d’acquérir son propre satellite espion

L’armée suisse a des visées spatiales qu’elle préférait garder secrètes, révèle jeudi une enquête de la RTS. Une “cellule espace” a vu le jour en 2017 et le Service de renseignement militaire a même songé à acquérir son propre satellite espion.

Ainsi le chef du renseignement militaire, Jean-Philippe Gaudin, qui dirige désormais le Service de renseignement de la Confédération (SRC), a mené des tractations avec S3 pour que l’armée puisse acquérir et lancer son propre satellite ou, à défaut, acheter des images fournies par la société.

La déconfiture de la société payernoise a mis fin à ce projet. Mais pour l’armée, l’aventure spatiale ne s’arrête pas là, puisque qu’elle a recyclé cet échec en une “cellule espace”. Cette dernière a été créée sous l’impulsion d’un officier employé à l’Etat-major et qui a parallèlement travaillé pour S3. Et sur les onze officiers de milice qui composent cette cellule, plus de la moitié a aussi travaillé pour la start-up.

Source : RTS Info

Le SRC doit appliquer la loi sur la transparence

Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a refusé à tort de transmettre à un journaliste du Blick des informations sur le nombre de demandes d’asile qu’il avait été appelé à examiner, estime le Tribunal administratif fédéral dans un arrêt publié mardi.

Le journaliste se fondait sur la loi sur la transparence. Cette dernière donne le droit à chacun de consulter des documents officiels et de demander aux autorités des renseignements sur leur contenu. L’accès ne peut être refusé que dans certains cas bien déterminés.

Le SRC avait refusé de fournir les informations demandées. Il renvoyait le journaliste au rapport d’activités du Conseil fédéral à paraître en mars 2017. Les juges de St-Gall ont conclu que le service aurait dû accéder immédiatement à la demande et fournir les données réclamées.

Source : 24 Heures

Swiss spies track and hack more often

Switzerland’s Federal Intelligence Service has been making steady use of new surveillance methods, averaging ten special cases per month.

In a report published, the service described how – in special cases requiring permission – it had taken advantage of the option to monitor mobile phones, hack computers and use tracking devices or bugs to watch certain people and places.

In the first four months, the service employed such methods 40 times as part of four operations. Two were related to terrorism, and the other two had to do with illegal surveillance.

The monitoring measures must be approved by the Federal Administrative Courtand Defence Minister Guy Parmelin, who has to discuss them in advance with Justice Minister Simonetta Sommaruga and Foreign Minister Ignazio Cassis.

The law also provides access to internet communication data, but the technology is still being developed. As Parmelin said in the report’s forward, these forms of surveillance will only be used when there is a serious security threat.

Source : Swissinfo

Les cantons boostent leurs cyberdéfenses, Berne reste à la traîne

Les administrations suisses investissent massivement dans la lutte contre les attaques informatiques. Vaud veut exporter son coûteux modèle de Centre opérationnel de sécurité (SOC) à l’ensemble du pays

En Suisse, les cantons sont responsables de la cybersécurité de leurs administrations. Autant dire qu’un équipement adéquat est crucial, face à des hackers de plus en plus habiles. Pour un grand canton, en particulier, un SOC est un «atout important», estime Patrick Amaru.

Selon Urs Jermann, directeur de la Conférence suisse sur l’informatique, «un SOC, c’est très cher et peu de cantons peuvent se l’offrir. Mais on espère que les 26 cantons auront à terme une solution efficace.» Et ce, grâce à la création d’une plateforme juridique commune, baptisée eOperations Suisse et intégrant à la fois des villes, les cantons et la Confédération.

A Berne, les choses bougent aussi, mais lentement. La Confédération possède une unité militaire, baptisée MilCERT, et un centre civil, CSIRT, qui dépend de l’Office fédéral de l’informatique. S’y ajoute une centrale de coordination et d’information au public, Melani, dotée de huit personnes. Elle est divisée entre le Département des finances et le Service de renseignement de la Confédération.

Source : Le Temps

Le rapport Cornu sur la P-26 sera rendu public

Le gouvernement veut contribuer à clarifier les questions historiques et politiques entourant l’organisation P-26, a-t-il indiqué. Rien ne s’oppose aujourd’hui à cette publication du point de vue de la protection des informations et des données.

Le rapport a été rédigé suite à l’enquête administrative du juge d’instruction neuchâtelois Pierre Cornu. Remis au Conseil fédéral il y a 27 ans, classifié «secret», il n’avait pas été publié bien qu’une version anonymisée ait été réalisée.

C’est cette version, destinée à l’époque déjà au public, à laquelle l’accès sera ouvert. Expurgée des contenus jugés dignes de protection, elle a été rédigée en allemand et en français. Aucune traduction en italien n’a été découverte. Le Conseil fédéral répond ainsi aux demandes d’historiens et de journalistes.

Source : 24 Heures

Berne ne cherche plus les documents “perdus”

Le Département fédéral de la défense (DDPS) n’a rien trouvé de plus sur la P-26 que ce qu’il a déjà transmis. Il a clos ses recherches. Le sort de certains documents qui accompagnaient le rapport Cornu sur l’armée secrète reste toujours dans le flou.

«Nous avons transmis tous les documents aux Archives fédérales. Aucun nouveau n’est réapparu», a déclaré samedi Renato Kalbermatten, porte-parole du DDPS, sur les ondes de la radio SRF. La Délégation des commissions de gestion du Parlement s’était inquiétée dans son rapport annuel de la «perte» de certains documents sensibles.

Sept classeurs et 20 dossiers accompagnant l’enquête de Pierre Cornu avaient disparu. L’affaire avait été dévoilée par la presse après qu’un chercheur n’avait pas pu obtenir le rapport intégral établi en 1991 après le démantèlement de l’armée secrète.

Source : Le Temps