OUR NEXT EVENT : Artificial Intelligence: opportunities and challenges for information professionals – Geneva 27.09.2018

18.00: Doors opening

18.30-18.45: Welcome message from the GCSP & Swissintell President

18.45-19.30 : Artificial Intelligence: opportunities and challenges for information professionals by Dr Jean-Marc Rickli

Recent advances in artificial intelligence driven by growing computing powers, rising amount of generated data and improvement of machine learning algorithms have led to major breakthroughs. Google’s Deepmind Alphago algorithm beat the second best player of the game of Go in 2016 after several months of training. A revised version of this algorithm reached superhuman capabilities in the game of Go, shogi and chess in 34 hours in December last year. The speed of this technological growth is exponential and the proliferation of this technology in both vertical and horizontal. This raises alarming prospects about the potential malicious uses of this technology and the way to prevent them. A key aspect is to define regulations guidelines for the development of this technology and to find an appropriate inclusive framework of governance.

19.30-19.45: Questions & Answers

19.45-20.45 : Drinks and Networking

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La Suisse progresse dans l’intégration des drones

La société de contrôle aérien Skyguide a présenté mardi le “Swiss U-Space”. Il s’agit du premier système de gestion du trafic de drones en Europe entièrement numérisé, couvrant tout le territoire suisse.

Ce protoype appliqué pour la première fois à grande échelle répond à un besoin capital dû à l’engouement pour le marché du drone. Le système a subi un premier test concluant à Genève en septembre 2017.

Chaque drone enregistré et connecté au U-Space recevra des informations en temps réel sur l’espace aérien et l’état du trafic. L’appareil enverra à son tour des données sur sa position et sa trajectoire, qui seront publiées sur un tableau de bord.

Source : RTS Info

La Suisse veut montrer son avance dans le domaine des drones

Parole de start-uper, la journée de mardi consacrée aux drones sur le campus de l’EPFZ à Hönggerberg (ZH) était une «démonstration de force face au monde». Car la Suisse «joue un rôle de pionnier dans ce domaine», a assuré Doris Leuthard. La conseillère fédérale inaugurait ce premier congrès Drone Innovators Network, qui a rassemblé académiciens, industrie, start-up et régulateurs et a mis en scène plusieurs exemples du savoir-faire helvétique dans le domaine de ces robots aériens.

A l’origine de ce congrès se trouve le Forum économique mondial (WEF). Ce dernier considère les drones comme un élément essentiel de la révolution industrielle 4.0 et a voulu mettre en place un réseau (le Drone Innovators Network) où les autorités peuvent collaborer afin d’accélérer l’utilisation «responsable» des drones. Jugeant la Suisse comme étant le lieu évident pour lancer cette initiative, le WEF a sollicité le DETEC. Ce dernier, qui a encouragé le développement de la «Drone Valley» en Suisse – sécurité, agriculture, transport médical ou humanitaire: le pays compte plus de 80 sociétés, dont une grande partie dans la région lémanique, et emploie 2500 personnes –, n’a pas hésité. «Pour la Suisse, c’est un honneur de tenir ce congrès», a déclaré Doris Leuthard. Dans son discours, elle a également souligné l’importance de ne pas aller trop vite dans la réglementation pour éviter de freiner l’innovation.

Source : Le Temps

Le secteur bancaire entre en plein dans la quatrième révolution industrielle

«L’industrie bancaire est déjà structurellement et économiquement en faillite. La seule solution est une automatisation massive. Elle permet de diminuer la base de coûts, de prendre de meilleures décisions de crédit et de cibler de meilleurs clients.» Ces paroles ont été prononcées par l’ancien patron de la banque anglaise Barclays, Antony Jenkins, lors d’une récente conférence sur la disruption numérique des banques. Maintenant à la tête d’une société de technologie financière (fintech), 10x Future Technologies, Antony Jenkins estime que les coûts, et non l’innovation, représentent la bataille décisive pour le secteur bancaire.

Des économies, l’intelligence artificielle pourrait en permettre jusqu’à 100 milliards de dollars pour les dix plus grandes banques du monde, tout en augmentant leurs revenus d’environ 50 milliards, selon Boston Consulting Group (BCG), dont une division fabrique des algorithmes pour ses clients.

Dans les investissements aussi, le big data est de plus en plus utilisé. «Environ 90% des données mondiales ont été produites au cours des deux dernières années, mais seulement 2% sont analysées actuellement afin d’aider la prise de décision, le potentiel est donc immense», observe Pascal Mischler, qui dirige Goldman Sachs Asset Management en Suisse.

Autre exemple, «un algorithme peut repérer dans un article de journal ou dans une recommandation d’analyste un changement de ton, qui devient par exemple plus pessimiste, par rapport à tous les articles écrits précédemment sur un thème ou par la même personne et donner un signal d’achat ou de vente sur un portefeuille», poursuit Pascal Mischler. La gestion quantitative, qui s’appuie sur des algorithmes, représente 40 milliards de dollars d’actifs chez Goldman Sachs, qui gère un total de 1300 milliards de dollars.

Source : Le Temps

Le banquier augmenté

Pour la banque privée, l’intelligence artificielle et l’analyse de données offrent certainement le plus de perspectives. Bien que nous ne soyons pas acteurs, nous suivons également de près les évolutions de technologies comme la blockchain. Notre réflexion repose sur les mêmes principes que par le passé: comment faire en sorte qu’un banquier soit le plus proche possible de son client? La technologie peut faire émerger ce que nous appelons le «banquier augmenté».

La technologie peut apporter un soutien à l’humain, par exemple en identifiant les informations pertinentes parmi la masse de données, qui a explosé ces dernières années. Elle peut aussi lui permettre de naviguer dans un contexte de plus en plus complexe, sous l’effet des nouvelles réglementations ou des règles fiscales en particulier. Elle peut enfin aider à répondre aux attentes des clients des nouvelles générations, qui désirent une expérience personnalisée avec des contenus dynamiques.

Source : Le Temps

Comment les chatbots percent en Suisse

Swiss, Credit Suisse, Swisscom ou encore Swissquote ont chacun lancé un chatbot. Ces petits agents conversationnels ne sont pour l’heure pas appelés à remplacer les employés physiques. Mais à les seconder. En Suisse aussi, de grandes sociétés s’intéressent depuis des mois aux chatbots et ne cessent de les développer, que ce soit sur Messenger ou sur leur propre site web.

Credit Suisse

La banque multiplie les chatbots pour ses clients… et ses collaborateurs. Ainsi, depuis décembre 2017, «Amelia» prend en charge, à l’interne, les demandes adressées à son service d’assistance informatique. Le service, qui explique notamment aux employés comment réinitialiser leur mot de passe, a déjà répondu à plusieurs dizaines de milliers de questions depuis son introduction.

Swissquote

Aujourd’hui, le chatbot de Swissquote, uniquement présent sur sa plateforme mobile, permet à l’utilisateur de se renseigner sur le prix d’un titre et de rechercher des titres en utilisant différents critères, comme la devise de cotation ou le marché. «Nous continuons nos études pour étendre ce service et permettre à nos clients de poser des questions plus en lien avec le monde de la finance, comme par exemple donner la liste des sociétés suisses qui paient le meilleur dividende», explique une porte-parole.

Swisscom

L’opérateur télécom propose un chatbot, appelé «Cara», pour les clients de sa filiale Wingo. Depuis décembre 2016, il s’adresse surtout aux clients qui cherchent un interlocuteur entre 18h et 9h. Mais c’est en interne que les chatbots sont les plus utiles chez Swisscom. Le système Cosmos a appris, via le machine learning et l’aide des employés physiques, à identifier les demandes transmises par des clients privés sous forme de texte libre (e-mail, fax, lettre, formulaire en ligne).

Swiss

Swiss a lancé un test en novembre 2017 auprès d’un petit groupe d’utilisateurs. Inséré au sein de Messenger, il permet de modifier les réservations de vol, de consulter le statut de son vol, de modifier sa réservation en cas d’imprévus ou encore d’effectuer un retour d’information auprès de la compagnie. Pour l’heure, lors de ces tests, quelques utilisateurs ont modifié leur réservation.

Source : Le Temps

La numérisation, notre démocratie menacée ?

Autres temps, autres mœurs: la démocratie directe a largement contribué à réconcilier les divers camps politiques suisses, mais la voici au cœur d’une nouvelle «guerre des cultures». A ceux qui plaident pour son ajustement rapide aux règles inédites posées par la numérisation de la société s’opposent ceux qui débusquent dans l’ère digitale autant de pièges pour l’acte démocratique.

Le débat est maintenant public. Dans Die Zeit du 30 mai 2018, Daniel Graf et Maximilian Stern réclament que l’on cesse de se demander si la numérisation peut être bonne pour la démocratie, mais que l’on se conforme enfin à une réalité que rien ne pourra modifier. Il est impératif de multiplier les expériences dans les cantons, afin de gommer les défauts potentiels des systèmes de vote électronique existants. Et sans succomber à une peur qui nous ferait manquer le virage d’une modernité qui ne nous attendra pas pour déployer ses effets, que nous le voulions ou non.

Ne convient-il pas de reprendre parfois son souffle, de s’offrir ces instants de réflexion collective que sont les votations où est mis en discussion le destin du pays dans une sorte de vaste brainstorming national, à l’abri des exigences frénétiques des réseaux sociaux voués à l’émotion du moment? Que seraient ces campagnes référendaires et ces lancements d’initiatives si les signatures pouvaient être rassemblées en quelques clics? La récolte de signatures sur internet, comme n’importe quelle pétition, serait encore plus pernicieuse que l’e-voting, qui fait tant fantasmer.

La démocratie ne peut fonctionner qu’encadrée dans des procédures fiables et solides, en effet plus lourdes. En revanche, le numérique peut ressusciter des idées oubliées, comme la «motion parlementaire», comme le suggèrent Graf et Stern: interpeller le parlement par le biais d’internet, mais avec des règles précises et plus contraignantes que la pétition, constituerait peut-être un enrichissement de notre arsenal démocratique. Mais pas en sacrifiant la sage lenteur qu’implique naturellement la démocratie! Voilà peut-être un sujet pour un prochain Forum des 100…

Source : Le Temps