Les premières cyber-recrues de l’armée suisse entrent en phase de sélection

Pour la première fois, des recrues de l’armée suisse vont recevoir une instruction spécifique consacrée à la cyberdéfense. Durant les deuxièmes écoles de recrues de l’année 2018, qui ont débuté ce lundi 25 juin, une formation pilote dans le domaine «cyber» sera prodiguée à des jeunes amenés ensuite à être affectés à une cyberunité de l’armée suisse. Pour rappel, en mars, le parlement suisse a accepté une motion chargeant le Conseil fédéral de mettre en place une organisation de cyberdéfense rattachée à l’armée. La nouvelle unité réunira 100 à 150 professionnels de l’informatique et 400 à 600 miliciens.

Les recrues qui recevront une instruction à la cyberdéfense seront sélectionnées au cours des prochaines semaines. La formation, qui débutera en août, durera 40 semaines (800 heures) et se déroulera dans un lieu dédié (l’Electronic Warfare School 64) deux fois par an, renseigne le site de l’armée suisse. Les participants au cours peuvent ensuite passer un examen pour obtenir un certificat fédéral de «Cyber Security Specialist».

Source : ICT Journal

L’armée suisse a envisagé d’acquérir son propre satellite espion

L’armée suisse a des visées spatiales qu’elle préférait garder secrètes, révèle jeudi une enquête de la RTS. Une “cellule espace” a vu le jour en 2017 et le Service de renseignement militaire a même songé à acquérir son propre satellite espion.

Ainsi le chef du renseignement militaire, Jean-Philippe Gaudin, qui dirige désormais le Service de renseignement de la Confédération (SRC), a mené des tractations avec S3 pour que l’armée puisse acquérir et lancer son propre satellite ou, à défaut, acheter des images fournies par la société.

La déconfiture de la société payernoise a mis fin à ce projet. Mais pour l’armée, l’aventure spatiale ne s’arrête pas là, puisque qu’elle a recyclé cet échec en une “cellule espace”. Cette dernière a été créée sous l’impulsion d’un officier employé à l’Etat-major et qui a parallèlement travaillé pour S3. Et sur les onze officiers de milice qui composent cette cellule, plus de la moitié a aussi travaillé pour la start-up.

Source : RTS Info

Studie «Sicherheit 2018» sichere, vertrauensvolle und armeefreundliche Schweiz

Die Schweizer Stimmbevölkerung fühlt sich sehr sicher, blickt der Zukunft der Schweiz signifikant optimistischer entgegen und vertraut den Schweizer Behörden und Institutionen überdurchschnittlich stark. Gegenüber der Schweizer Armee ist die Bevölkerung positiv eingestellt. Der Terrorismusbekämpfung, auch unter Einschränkung persönlicher Freiheiten, messen Schweizerinnen und Schweizer hohe Priorität zu. Dies zeigen die Resultate der Studie «Sicherheit 2018» der Militärakademie (MILAK) an der ETH Zürich und des Center for Security Studies, ETH Zürich.

2018 fühlen sich Schweizerinnen und Schweizer sehr sicher. Das allgemeine Sicherheitsempfinden ist mit 95% sehr hoch. Zudem fühlt sich die Schweizer Stimmbevölkerung im öffentlichen Raum signifikant sicherer (83%, +4%) als noch 2017. Gegenüber dem Vorjahr beurteilen 2018 signifikant mehr Schweizerinnen und Schweizer die Zukunft der Schweiz optimistisch (87%, +5%).

Source : Bund

L’armée suisse aura son unité de cyberdéfense

Le parlement suisse a accepté une motion datant d’octobre 2017 et chargeant le Conseil fédéral de mettre en place une organisation de cyberdéfense qui soit rattachée à l’armée. La nouvelle unité réunira 100 à 150 professionnels de l’informatique et 400 à 600 miliciens.

Il n’y aura en revanche pas d’école de recrue dédiée à la cyberdéfense, comme le proposait la motion. Les recrues disposant de compétences dans le domaine IT recevront une instruction spécifique et seront ensuite affectés à une cyberunité.

Source : ICT Journal

Les nouvelles technologies favorisent les interactions entre l’armée et le secteur privé

Il existe une convergence dans les attitudes: leadership, motivation des hommes, exécution des stratégies, esprit de groupe ou gestion du risque et des conflits. Mais il y a aujourd’hui deux nouveaux domaines où une coopération entre l’armée et les entreprises devient essentielle. Ils relèvent de la révolution technologique.

Le premier est celui de la cybersécurité. Plus une organisation – armée ou entreprise – se numérise, plus elle est vulnérable aux attaques informatiques. Déjà dans les années 1980, le général William Rogers, commandant en chef de l’OTAN, suggérait que le meilleur moyen de paralyser une armée très hiérarchisée comme celle de l’URSS serait de bloquer ses systèmes de communication.

Aujourd’hui, la plupart des armées développent des unités de cybersécurité qui peuvent être tout aussi efficaces qu’une unité de chars. La coopération s’impose avec les entreprises car la technologie vient souvent du secteur privé. Et ce que de jeunes recrues ou officiers peuvent pratiquer à l’armée débouche souvent sur un emploi lors du retour à la vie civile.

Le deuxième aspect, moins connu, est celui de la destruction des flux financiers des organisations terroristes ou des Etats voyous. L’armée israélienne a été un précurseur dans ce domaine; elle a une unité spéciale chargée de suivre et de bloquer les flux financiers qui permettent aux organisations terroristes d’opérer. En fait, la plupart d’entre elles sont organisées comme des entreprises.

Source : Le Temps