Des procédures bureaucratiques excessives fâchent les agents de terrain du SRC

Comme tous les services secrets, le SRC n’a pas pour habitude de porter ses doléances sur la place publique. Mais la frustration des agents de terrain au sujet des règles qui encadrent leur activité est telle que plusieurs interlocuteurs du service en ont entendu parler récemment, à Berne comme à Genève. «Il y a un mécontentement général», confirme l’un d’eux.

En vigueur depuis moins d’un an et demi, la nouvelle loi sur le renseignement autorise le SRC à mener des actions de surveillance intrusives sur le territoire suisse: écoutes téléphoniques, pose de balises GPS pour tracer des véhicules, enregistrements clandestins, fouille discrète de locaux privés, hacking d’ordinateurs.

Pour garantir l’acceptabilité politique de ces mesures, le législateur les a encadrées de procédures strictes. Si un agent veut poser une balise sur la voiture d’un djihadiste présumé, par exemple, il doit d’abord faire valider sa demande par le chef du SRC. La requête doit ensuite obtenir l’aval du Tribunal administratif fédéral (TAF).

Chez les spécialistes du renseignement, l’obligation de faire valider des mesures opérationnelles élémentaires comme la pose d’une balise GPS par la plus haute autorité du pays est jugée excessive. Voire «ridicule». «Le Conseil fédéral pourrait se retrouver acculé s’il valide une procédure qui tourne mal», note un ancien membre du SRC.

Selon un bon connaisseur du service, c’est le SRC lui-même qui, sur les points essentiels, a fait rédiger l’actuelle loi. La délégation parlementaire qui surveille le service ne montre donc «aucune compréhension pour une éventuelle grogne», précise son président Claude Janiak. Mais il promet de se pencher cette année sur la façon dont le Conseil fédéral, ou plutôt les trois départements concernés, traitent les demandes de surveillance venues du SRC.

Source : Le Temps

 

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La Suisse est en retard en matière de protection des données personnelles

Les futures règles de l’Union européenne (UE) sont censées mieux encadrer les activités d’entreprises comme Facebook, qui brassent des millions de données chaque jour. Les utilisateurs, eux, seront mieux protégés.

Mais en Suisse, la modernisation de la législation en la matière prendra encore plusieurs années. Les utilisateurs suisses devront donc encore patienter et plusieurs spécialistes de la protection des données protestent contre ce retard.

Le Parlement a opté en janvier pour un examen en deux temps: d’abord la protection des données sous l’angle policier et sécuritaire et ensuite seulement le contrôle des plateformes et la protection des utilisateurs, au mieux l’an prochain.

Source : RTS Info

L’économie suisse en danger

La stratégie décidée par la Suisse est «dangereuse», le risque de se reposer sur des institutions étrangères s’apparente à un «naufrage» qui pourrait s’avérer «cataclysmique». Cette semaine, des sommités du monde académique, des avocats, des responsables de l’économie et des préposés à la protection des données sonnent l’alarme: si la loi actuelle sur les données n’est pas révisée rapidement, les conséquences pour la Suisse pourraient s’avérer désastreuses.

Dans leur lettre, la vingtaine de personnalités estiment qu’une «mise à jour de la loi suisse est indispensable et urgente». «En conservant une loi qui a plus de vingt-cinq ans, la Suisse risque de perdre son statut de pays équivalent, ce qui rendrait le transfert de données de l’UE vers la Suisse plus compliqué. Les sous-traitants et fournisseurs de services suisses seraient particulièrement désavantagés», affirment les signataires. Parmi eux se trouvent Edouard Bugnion, professeur à l’EPFL et vice-président pour les systèmes d’information, Sébastien Kulling, responsable de Digitalswitzerland pour la Suisse romande, ou encore Sophie Michaud Gigon, secrétaire générale de la FRC.

Selon eux, «le RGPD ne doit pas être un standard qui se substitue au cadre juridique suisse. On voit pourtant déjà des entreprises suisses affirmer leur conformité au droit européen, en l’absence de référentiel valable en Suisse.» «La commission du National a pris une décision absurde en janvier, c’est une hérésie de perdre autant de temps», affirme Jean-Henry Morin, professeur de systèmes d’information à l’Université de Genève, initiateur de cette lettre avec l’avocat Sylvain Métille.

Source : Le Temps

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Le rôle de l’école pour développer les compétences pour lutter contre les bulles de filtres et les fake news

En Suisse, 50% de la population fait un usage intense des offres en ligne et des médias sociaux dont la sélection des informations repose sur des traitements informatiques qui répondent au profil des utilisateurs. Les recherches thématiques (Google) et les recommandations à travers les réseaux sociaux prennent le pas sur la consultation des médias, particulièrement chez les jeunes (40% chez les 18-24 ans). Le filtrage automatique de l’accès aux informations par des algorithmes rétrécit l’univers informationnel des individus qui tendent à être enfermés dans une «bulle filtrante». Il en résulte une raréfaction de la variété des points de vue, des opinions et des goûts.

Alors, l’école publique porte-t-elle une part de responsabilité à ce constat très préoccupant? Certainement, car l’école n’a que récemment fait entrer l’éducation aux médias dans son plan d’étude, tant en Suisse romande (2011-2015) qu’en Suisse alémanique (Medien und Informatik, dès 2018), à l’exception notable du canton de Genève où tous les élèves bénéficient d’un tel cours obligatoire depuis cinquante ans (aujourd’hui Médias et images). Dans les écoles de Romandie, il est prévu que la formation aux Médias, à l’image et aux technologies de l’information et de la communication (MITIC) du nouveau plan d’étude soit dispensée dans toutes les classes et toutes les disciplines, tout au long de la scolarité.

Source : Le Temps

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The Cyber Security Challenge 2018 – Geneva GCSP 1/2.10.18

Today, More than Ever, Cybersecurity is Everyone’s Responsibility.

Ensuring cybersecurity requires sustained attention to an evolving threat landscape. Having a certain level of “net hygiene” is critical both to safeguard your personal data and also to contribute to overall societal resilience. Given the fast-paced changes in cyberspace, there is a need to have a basic level of understanding not only of how cybersecurity works today but also how it will likely be structured in the future.

This course analyses current and forthcoming cyber challenges and examines the preventive and consequential management measures currently being taken by the international community to minimise the impact of cyber challenges.

WHO SHOULD ATTEND

This course is targeted to public, private, and non-governmental organisation staff aiming to extend their understanding of cybersecurity as well as related cyber trends.

Source : GCSP

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Nachrichtendienstchef Hans Wegmüller über den Spionagefall Daniel M.

Im Fall von Daniel M. scheint es zu einer Gemengelage von nachrichtendienstlicher Aufklärung, Strafverfolgung sowie persönlichen Intrigen und Abrechnungen gekommen zu sein. Solche Entwicklungen sind für eine nachrichtendienstliche Operation grundsätzlich sehr heikel. Wenn dann noch so schillernde Persönlichkeiten wie der frühere deutsche Agent Werner Mauss involviert sind, wird es endgültig unübersichtlich. Zudem hat es offenbar auch Missverständnisse in der Kommunikation zwischen der Bundesanwaltschaft und dem NDB gegeben.

Ist das neue Nachrichtendienstgesetz aus Ihrer Sicht tauglich?

Ja, mit diesem Gesetz kann man arbeiten. Sie müssen sich vorstellen, als ich 1978 in den Auslandnachrichtendienst eintrat, existierten noch kaum gesetzliche Grundlagen. Wir haben nachrichtendienstlich einfach das getan, was wir für richtig hielten. Erst nach und nach folgten erste Weisungen und gesetzliche Vorgaben. Mit dem heutigen Gesetz lässt sich die Arbeit des Nachrichtendienstes von aussen auch viel besser beurteilen, als es je der Fall war. Allerdings bewegt man sich in Bezug auf die Anzahl Kontrollorgane definitiv an der obersten Grenze.

Wie findet der Nachrichtendienst Leute, die sich in eine terroristische oder mafiöse Organisation einschleusen lassen?

Schon die Suche nach Personen, die als Quellen infrage kommen, ist sehr aufwendig. Bevor man auf eine Zielperson zugehen kann, sind zudem umfangreiche Abklärungen notwendig: Wer ist die Person, wie sieht ihr Umfeld aus, was sind ihre Schwächen, wie lange dauert es, bis die Person in die gewünschte Position gebracht werden kann, welches sind ihre wirklichen Zugänge usw. Erst dann kommt der Quellenführer zum Zug, dessen Aufgabe wiederum viel Erfahrung, grosses Fingerspitzengefühl und oft viel Zeit erfordert. Insbesondere in islamistischen Kreisen ist es äusserst schwierig, Quellen einzuschleusen, weil solche Organisationen ideologisch besonders kompakt und homogen sind.

Wie beurteilen Sie die Gefahr einer politischen Beeinflussung durch ausländische Kräfte?

Man muss dieses Phänomen sehr ernst nehmen, doch wirklich neu ist diese Form der Bedrohung nicht: Schon die Sowjetunion beherrschte die Kunst der Desinformation meisterhaft. Russland hat dies systematisch weiterentwickelt und nutzt die Möglichkeiten von Cyber-Operationen heute mit grossem Erfolg. Es ist sehr anspruchsvoll, dagegen vorzugehen.

Source : NZZ

 

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